Itinéraire des Enfants de l’Exil à Mouans-Sartoux

A Mouans-Sartoux, les estampes* d’Olivia Paroldi ne sont pas passées inaperçues : nous l’avons rencontrée pour mieux comprendre comment les rues de notre centre-ville se sont retrouvées peuplées d’enfants promenant avec eux leurs racines et leur patrimoine. Cette promenade d’environ 30 minutes au travers de nos rues et ruelles vous invite à découvrir ce témoignage artistique. 

Depuis toujours, la jeune femme dessine : « c’est un langage, une façon de communiquer aux autres ce que je ne peux exprimer avec des mots » . Ayant découvert l’art de la gravure pendant ses études, elle s’est passionnée pour cette technique ancestrale. Ce talent, elle l’a longtemps mis à la disposition des jeunes aveugles pour lesquels elle adaptait notamment des œuvres d’art « pour rendre visible ce qui ne l’est pas »

Une promenade de 30 minutes pour découvrir l’œuvre d’Olivia Paroldi : Les Enfants de l’Exil (octobre 2017)

Cette série d’estampes regroupe des œuvres réalisées et collées durant l’été 2017 dans des lieux emblématiques tels que des postes-frontières pour « symboliser le parcours d’Exil à travers la France, l’Italie et les Balkans comme il est vécu par les plus jeunes au travers de différentes époques ».
C’est à l’occasion du 30e Festival du Livre de Mouans-Sartoux qu’Olivia est venue poser ses estampes dans nos rues : grâce à cet itinéraire, vous ne passerez à côté d’aucune d’entre elles. 

Itinéraire "Les Enfants de l'Exil" Mouans-Sartoux

Pour point départ (et d’arrivée), nous vous suggérons l’arrêt de bus Mouans-Sartoux Centre (à proximité de la gendarmerie). De là, vous pourrez prendre le temps d’apprécier « Le Chemin », une œuvre dans la continuité des Enfants de l’Exil mais qu’on trouvera seulement dans notre commune : comme pour beaucoup de ses estampes, l’artiste a choisi « un lieu de passage ou d’attente identifié comme tel par la population locale »

« J’arrive » – Salle Léo Lagrange


« J’arrive », cette petite fille aux livres que l’on peut voir à quelques mètres de La Strada au niveau de la salle Léo Lagrange, ne sera pas sans nous rappeler le lien étroit qui unît la lecture à notre commune. 

 

« L’Avenir en Héritage II » – Lavoir

En passant devant l’école Aimé Legall, vous croisez la route de deux enfants partant main dans la main puis prenez la Rue de la Gare pour vous rendre au lavoir. Devant cette petite fille posant ses mains sur les barbelés, je me remémore l’importance de la liberté et que rien ne devrait l’entraver même si cela devait impliquer de passer par des moments difficiles. « L’Avenir en Héritage II » a su me rappeler ce que nous ne devons jamais oublier.  

 

« Regarder en Arrière » – Place Jean Jaurès

Vous cheminez vers la mairie :  une autre estampe de deux enfants est posée à l’angle de la Place Jean Jaurès et de l’Avenue de Cannes. Clara, lycéenne éco-citoyenne,  est touchée par « le sentiment de sécurité qu’apporte le plus grand au plus petit apeuré »

Tournant le dos, une fillette semble attendre à l’Hôtel de Villle : « L’Avenir en Héritage I ». Continuez par le petit chemin piéton pour aller jusqu’au parc de jeu du château où vous apercevez derrière les jeux, une petite fille, seule, assise sur le banc qui suggère à Nathan, lycéen, « la tristesse, la précarité et l’isolement »

« Tourner le Dos » – Parc du Château

Lorsque l’on ressort du château et en se dirigeant vers la place, vous trouvez « Depuis la Mer » posée en premier lieu au niveau de la Plage des Ondes à Juan-les-Pins : les références à la Grande Bleue ne manquent pas sur cette estampe. Enfin, notre balade vous fait passer par les rues pittoresques de Mouans-Sartoux où vous pouvez apprécier les dessins à la craie de notre artiste local Jérémy Besset et les jardinières de l’initiative Incroyables Comestibles mises en place par notre collectif. Cette balade s’achève par la ludothèque où est collée « La Racine des Mères » . Les pays d’origine et les temps changent : cette estampe témoigne de l’amour universel entre une mère et ses enfants, qu’ils soient italiens en 1920 ou syriens en 2017. 

« Les Racines des Mères » – Ludothèque                                     

 Le regard de Christophe, Président de l’association mouansoise Unwhite It., s’intéresse plutôt à « la qualité du travail tant sur le graphisme que sur la technique de collage : l’estampe se fond dans le mur et on pourrait presque croire qu’il s’agit d’une peinture »

* Estampe : image à caractère artistique, imprimée, le plus souvent sur du papier à l’aide d’une matrice traité en relief (gravure sur bois, linoléum). 

 

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